Don Darby en solo ! Retour sur Jocelyn Gasse, Élise Dumais, Marie Émond & Peter Gnass, ainsi que Marcel Marois.
DON DARBY (Texte de Marie Rioux) pour lecture à l’occasion de On vient d’où, à l’Anglicane de Lévis, le 9 août 2026
J’ai connu Don il y a une cinquantaine d’années au mythique bistrot le Chantauteuil dans le Vieux Québec. Mon amoureux était serveur à cet endroit et il croisait la faune artistique du moment. Il me présenta Don, Jocelyn Gass, Égide Allaire, Carol Poulin et bien d’autres….
Grâce à ces rencontres j’ai eu accès à un petit espace d’atelier dans un sous-sol d’une vieille bâtisse près de la rivière à Limoilou. Certains bricolaient, d’autres soudaient… dans une ambiance pas mal masculine. Franchement ce n’était pas ma place avec mon chevalet et mes pinceaux. L’aventure dura à peine 2 mois… Les années ont passé. Je croisais Don ainsi qu’André Bécot au fil des expositions. André, quel artiste généreux, quel professeur original, quel ami fidèle de Don.
Ensuite, j’ai retrouvé Don lors de l’ouverture de mon restaurant, l’Abraham Martin, installé dans le complexe Méduse, haut lieu d’un regroupement de centres d’artistes en Art Actuel et cela au milieu des années 1990.
À cette époque, le collectif « L’îlot Fleuri » occupait un terrain vague situé juste en face de mon café. Ce lieu abandonné, véritable cicatrice au cœur de St-Roch, était devenu le cheval de bataille de l’artiste Louis Fortier, grand ami de Don, Ils habitaient tout près. Louis et un comité avaient rassemblé et invités sculpteurs, artistes reconnus et émergeants à transformer cet espace en un symbole de résistance, de beauté et de renouveau, en le rendant plus vivant, plus humain, plus vert.
C’est aussi à cette époque que Don m’a confié L’HOMME de PÉKIN. Il souhaitait que cette sculpture d’acier habite le café, où les clients pourraient non seulement l’admirer, mais surtout la toucher. À force de caresses le métal se polissait peu à peu. L’oeuvre vivait au rythme des gens comme Don l’avait souhaité et imaginé.
L’ HOMME de PÉKIN est demeuré une dizaine d’années dans mon restaurant. Don venait parfois souper le vendredi soir après une longue journée passé à son atelier. Nous discutions de tout, mais surtout d’art. Il m’encourageait à poursuivre ma démarche, à persévérer malgré les doutes et mon manque de temps.
Après la vente de mon restaurant j’ai pu enfin me consacrer entièrement à mon travail d’atelier. Mon travail évoluait, je me suis jointe, au groupe d’artistes du Studio Bécot. Nous nous y croisions souvent, on échangeait toujours autant sur le travail de l’artiste, des journées magiques et des moins bonnes où l’on se sent complètement dépassées. Il m’a surtout appris à profiter de ces journées difficiles en m’occupant différemment à l’atelier. Et que petit à petit à force de travail et de persévérance nous entrons dans notre bulle de création, notre univers des possibles… et c’est un grand bonheur.
Un jour, lors d’une exposition collective au Studio Bécot, Don s’est arrêté devant une de mes œuvres. Après un moment il me dit: tu crées des atmosphères. Don Darby a été le premier à mettre des mots sur ce qui m’animait profondément.
Ce moment a marqué un tournant dans mon parcours. Il m’a donné la confiance de poursuivre cette voie qui est encore aujourd’hui au cœur de ma démarche artistique.
Nous partageons, je pense, une même conviction: on naît créateur, on ne le devient pas. Heureusement… ou malheureusement. Les véritables créateurs, comme Don, ont rarement une vie ordinaire. Je l’ai souvent entendu dire qu’il était marié à l’art. J’imagine qu’il a dû en faire pleurer quelques-unes…
On rencontre rarement des artistes comme Don Darby. Il fait partie de ceux qui ne semblent jamais tout à fait conscient de l’importance de leur œuvre.
En 2015, la Maison Hamel Bruneau lui consacrait sous le commissariat de l’artiste multidisciplinaire Hélène Matte une remarquable rétrospective qui soulignait l’ampleur et la cohérence de son œuvre.
Qu’en 2026, une exposition d’envergure lui soit consacrée au Centre d’exposition Louise-Carrier n’est que justice à ce grand artiste qui continue à produire encore aujourd’hui. Il fallait le voir, rayonnant, lors du vernissage le 28 juin dernier. Heureux, le regard d’enfant d’un jeune homme ….de 89 ans. Merci à Claude Vallière, un grand allié des arts visuels à Lévis depuis de nombreuses années.
Pour moi, Don restera avant tout un artiste libre et généreux qui a su reconnaître en moi ce que je ne voyais pas encore.
Merci mon Ami!
Marie Rioux








Marc Bellemare : Fondateur du club des collectionneurs

Céline Gingras : Commissaire de l’exposition de Don Darby






Andre Bécot, Céline Gingras, Don Darby, Alain et Janick Laberge, Anne Beauchemin
Photo par Serge-Philippe Tremblay

Don Darby au Centre Louise Carrier de Lévis.
Vernissage dimanche 28 juin 2026.
Une exposition incontournable!
« Un regard admiratif pour l’artiste: un homme humble, rigoureux et patient de techniques soutenues avec la matière, et un maître qui sait lui donner vie ! » : – Klödy T.
« Le grand espace regorgeait de sculptures magnifiques, et la salle débordait de monde, ça n’en finissait plus d’entrer. Don, tout sourire à l’entrée, saluait et serrait la main de tous, et de toutes. Il connaissait : – Tout le monde!
Parmi le parcours des sculptures, plusieurs furent prêtés pour l’événement, par des collections privées. D’autres, sorties de l’atelier de l’artiste, furent finalisées. Quelques-unes étaient connues parce qu’exposées à la Galerie Bécot. De superbes dessins élaborés par Don Darby au fil des ans, dans ses recherches d’animaux en voie de disparition, ainsi que ceux de sa passion pour nos ancêtres, les hommes néandertaliens et de cro-magnons, ornaient les cimaises du Centre. Tous et toutes : collectionneurs-es, artistes, amis-es et ceux de la famille bien sûr, étaient à ce rendez-vous incontournable, hier ! Et pour ceux et celles qui n’ont pas eu la chance d’être là, l’exposition se poursuit jusqu’en septembre… aller voir ça! » : – Klödy T.


Don Darby termine l’École des beaux-arts de Montréal en 1970. Son matériau de prédilection est le métal qu’il travaille avec un grand savoir-faire pour dessiner dans l’espace. Ses principales sources d’inspiration sont les animaux en voie d’extinction et l’évolution de l’Homme.
https://www.facebook.com/jocelyn.gasse

Andre Becot, Jocelyn Gasse et Don Darby le 29 mars 2026 _ Crédit photo: Klôdy Tremblay
La peinture de Jocelyn Gasse est magnifique. Elle se déploie comme une composition musicale à deux voix : d’abord une atmosphère enveloppante, puis un réalisme poétique et lumineux. Ces deux registres dialoguent et se répondent avec justesse, à la manière de deux musiciens interprétant une même œuvre sensible._ Andre Bécot
Le Vernissage, du 29 mars 2026 , et une marée d’artistes, amateurs d’arts et collectionneurs, s’étaient donné rendez-vous; il ne fallait absolument pas manquer ça !

* Marc Bellemare, un grand collectionneur ! _ Crédit photo: Klôdy Tremblay
L’exposition se poursuit jusqu’au 3 mai 2026

Parfois, le passé habite nos pensées avec une telle intensité qu’il ne ressemble plus à un souvenir, mais à une réalité vivante.
Vernissage : le 22 février 2026 à 13h30 _ Bienvenue à tous !


Artiste en arts visuels
DÉMARCHE ARTISTIQUE
En dessin, ma recherche s’ancre dans une gestuelle librement inspirée de l’idéogramme japonais. Par le mouvement vif et intuitif du pinceau, affranchi de toute contrainte figurative, j’explore les profondeurs et les vibrations des noirs de l’encre sur différents papiers fins. Chaque support révèle une respiration singulière, chaque trace devient expérience.
Dépouillés de toute visée sémantique, ces lavis aspirent à une émotion essentielle. Ils dépassent leur origine calligraphique pour affirmer la tension dynamique entre le noir et le blanc — envisagés comme des présences absolues, à la fois opposées, complémentaires et indissociables.
La pratique du caractère MU (vacuité) en calligraphie japonaise nourrit cette réflexion sur le vide et le plein. Dans cet espace d’équilibre fragile, le geste devient lieu de conscience, seuil entre apparition et effacement.
Forte d’une connaissance intime de la couleur — souvent au centre même de mes tableaux — ma production se distingue par la richesse et la subtilité de sa matière. À l’atelier, l’ordinateur et la photographie numérique dialoguent désormais avec les techniques picturales traditionnelles, prolongeant le champ des explorations.
Créer avec les couleurs digitales constitue aujourd’hui une expérience d’intensité comparable à celle des pigments : on y retrouve la même passion, les mêmes tensions harmoniques, la même charge émotive. La création d’images numériques, envisagée comme un acte performatif, ouvre des territoires inédits, hybrides et inattendus, où la matière devient lumière.
En symbiose avec le plaisir du geste, la couleur — dans sa relation vibratoire à la lumière — ainsi que le dialogue entre vide et plein, demeurent les axes fondamentaux de ma démarche artistique, affirmant une recherche où se conjuguent méditation, énergie et présence.

Une conférence et un public fantastique.







Galerie Louise-Carrier / Centre d’exposition ___
𝗠𝗮𝗿𝗶𝗲 𝗘𝗺𝗼𝗻𝗱 a consacré sa vie professionnelle à l’enseignement dont sept années à la transmission de sa passion pour les arts. Depuis plus de vingt-cinq ans, elle est active sur la scène culturelle de notre région. Dynamiques et colorées, ses peintures s’animent par une répétition de motifs suggérant des éléments de la nature. L’utilisation du phosphore confère à certaines de ses œuvres une dimension toute particulière. Sous un aspect ludique, se cache un questionnement profond sur le sens de l’existence. Une invitation à découvrir les propositions audacieuses de deux artistes liés par une grande complicité.Au plaisir de vous accueillir !
𝗣𝗲𝘁𝗲𝗿 𝗚𝗻𝗮𝘀𝘀 est l’un des artistes les plus importants de sa génération. Créateur multidisciplinaire, il a travaillé différentes techniques, mais c’est principalement par la sculpture qu’il s’est fait connaître. Socialement engagé, les sujets qui le touchent sont l’écologie, la politique et l’injustice. Il nous propose une sélection de sculptures, de dessins et de photographies témoignant de son impressionnant parcours.

Vernissage le dimanche 2 mars 2025
Une exposition tout à fait magnifique et d’une singularité hors commune, l’exposition se poursuit à la Galerie Louise-Carrier…
Un grand ~ Bravo ![]()
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Peter Gnass et Marie Émond
Cette exposition est à voir absolument!
Au vernissage ont accouru, beaucoup de pairs, artistes de toutes disciplines et les amis des arts. L’ambiance était très chaleureuse.
Peter et Marie ont parlé de leur démarche et des particularités que l’on pouvait voir dans leurs œuvres.
Texte et crédit photo : Klödy









Vernissage de Marie Émond et de Peter Gnass.
Dimanche le 2 mars 2025 dès 13h30
Bienvenue à tous !
Peter Gnass étudie à l’Académie des beaux-arts Lerchenfeld de Hambourg, jusqu’au moment où il immigre au Canada, en 1957, pour poursuivre ses études à l’École des beaux-arts de Montréal. En 1965, la Galerie XII du Musée des beaux-arts de Montréalorganise sa première exposition individuelle d’importance. À cette époque, Gnass s’intéresse surtout à la gravure mais, dès l’année suivante, il commence à privilégier la sculpture ; il participe au Symposium d’Alma et devient président de l’Association des sculpteurs du Québec. Jusqu’en 1975, il utilise les métaux, la résine et le plexiglas, et produira les séries intitulées Lumenstructure et Topolog. Les œuvres de Gnass sont alors exposées dans plusieurs lieux dont le Musée d’art contemporain de Montréal, le Musée national des beaux-arts du Québec, le Musée d’art moderne de la Ville de Paris, l’Université du Vermont aux États-Unis, Anvers en Belgique (la IIe Biennale de Middelheim), Milan en Italie (Palazzo della Permanente) et Bâle en Suisse (le Salon Art 3’72). C’est aussi pendant cette période qu’il devient professeur au Département des arts visuels de l’Université d’Ottawa (jusqu’en 1995).




Vernissage du 17 novembre 2024. Marcel Marois ( Artiste )





Crédit Photo / Serge Philippe Tremblay.










- Oeno Gallery
- La sculpture de Jean Pierre Raynaud de retour au parc de l’Amérique Française et maintenant déplacée sur la promenade Samuel-De Champlain.
