{"id":4104,"date":"2015-11-04T11:43:09","date_gmt":"2015-11-04T16:43:09","guid":{"rendered":"http:\/\/www.clubdescollectionneursenartsvisuelsdequebec.com\/?p=4104"},"modified":"2015-11-06T16:50:31","modified_gmt":"2015-11-06T21:50:31","slug":"passion-privee-reunit-96-oeuvres-acquises-par-lhomme-daffaires-et-mecene-pierre-lassonde","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/galeriebecot.com\/?p=4104","title":{"rendered":"Passion priv\u00e9e r\u00e9unit 96 oeuvres acquises par l&rsquo;homme d&rsquo;affaires et m\u00e9c\u00e8ne Pierre Lassonde&#8230;."},"content":{"rendered":"<div class=\"excerpt\">\n<div class=\"boxAuteur\">\n<div class=\"photoAuteur\"><img decoding=\"async\" title=\"\" src=\"http:\/\/images.lpcdn.ca\/104x70\/200809\/05\/7540.jpg\" alt=\"\" \/><\/div>\n<div class=\"infosAuteur\"><strong>RICHARD BOISVERT<\/strong><br \/>\nLe Soleil<\/div>\n<div class=\"twitterAuteur\">(Qu\u00e9bec).\u00a0<i>Passion priv\u00e9e<\/i>\u00a0r\u00e9unit 96 oeuvres acquises par l&rsquo;homme d&rsquo;affaires et m\u00e9c\u00e8ne Pierre Lassonde depuis une quarantaine d&rsquo;ann\u00e9es. L&rsquo;exposition donne au visiteur l&rsquo;occasion unique de se glisser dans la peau d&rsquo;un grand collectionneur, de se laisser envahir comme lui par l&rsquo;\u00e9motion, de partager ses coups de coeur.<\/div>\n<\/div>\n<p class=\"amorce\"><a href=\"https:\/\/www.galeriebecot.com\/wp-content\/uploads\/2015\/10\/pierre-lassonde.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-4106\" src=\"https:\/\/www.galeriebecot.com\/wp-content\/uploads\/2015\/10\/pierre-lassonde.jpg\" alt=\"pierre-lassonde\" width=\"569\" height=\"379\" srcset=\"https:\/\/galeriebecot.com\/wp-content\/uploads\/2015\/10\/pierre-lassonde.jpg 569w, https:\/\/galeriebecot.com\/wp-content\/uploads\/2015\/10\/pierre-lassonde-300x200.jpg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 569px) 100vw, 569px\" \/><\/a><\/p>\n<\/div>\n<div class=\"entry chapitre chapitreTexte\">\n<p>L&rsquo;exposition qui vient d&rsquo;ouvrir ses portes au Mus\u00e9e national des beaux-arts du Qu\u00e9bec offre un survol spectaculaire de l&rsquo;histoire de l&rsquo;art qu\u00e9b\u00e9cois de la deuxi\u00e8me moiti\u00e9 du XIXe si\u00e8cle jusqu&rsquo;au d\u00e9but des ann\u00e9es 70. Elle r\u00e9unit des toiles qu&rsquo;on n&rsquo;a que rarement l&rsquo;occasion d&rsquo;admirer, r\u00e9alis\u00e9es par des peintres majeurs tels James Wilson Morrice, Marc-Aur\u00e8le de Foy Suzor-C\u00f4t\u00e9, Clarence Gagnon, Marc-Aur\u00e8le Fortin, Paul-\u00c9mile Borduas, Jean-Paul Riopelle, Jean McEwen.En tout, 35 artistes sont repr\u00e9sent\u00e9s.<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/www.galeriebecot.com\/wp-content\/uploads\/2015\/10\/jean-paul-lemieux.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-4108\" src=\"https:\/\/www.galeriebecot.com\/wp-content\/uploads\/2015\/10\/jean-paul-lemieux.jpg\" alt=\"jean-paul-lemieux\" width=\"569\" height=\"379\" srcset=\"https:\/\/galeriebecot.com\/wp-content\/uploads\/2015\/10\/jean-paul-lemieux.jpg 569w, https:\/\/galeriebecot.com\/wp-content\/uploads\/2015\/10\/jean-paul-lemieux-300x200.jpg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 569px) 100vw, 569px\" \/><\/a><\/p>\n<p>Les Masques de Jean Paul Lemieux. (LeSoleil,Caroline Gr\u00e9goire)<\/p>\n<p>C&rsquo;est le mus\u00e9e qui s&rsquo;est adapt\u00e9 \u00e0 la collection de Pierre Lassonde et non l&rsquo;inverse. Pour y arriver, on a recr\u00e9\u00e9 \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur des deux grandes salles 5 et 6 de plus petits lieux \u00e9voquant les pi\u00e8ces d&rsquo;une r\u00e9sidence. Vestibule, salle \u00e0 manger, corridor, alc\u00f4ve, salon. Pour parfaire l&rsquo;illusion, on a ajout\u00e9 ici et l\u00e0 des lampes, des tables, des chaises, des fauteuils, des divans, et on a appliqu\u00e9 sur certains murs des motifs \u00e9pur\u00e9s rappelant ceux de la tapisserie.<\/p>\n<p>Afin de coller encore plus aux go\u00fbts du collectionneur, les oeuvres ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9unies non en suivant un ordre chronologique, mais en s&rsquo;inspirant d&rsquo;une parent\u00e9 de th\u00e8mes, de couleurs et de formats, toutes \u00e9poques et tous styles confondus.<\/p>\n<p>Ainsi, les natures mortes de Jauran, de Stanley Cosgrove et de Jean Dallaire sont accroch\u00e9es comme il se doit dans la salle \u00e0 d\u00eener, juste \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de celles de Suzor-C\u00f4t\u00e9.<\/p>\n<p>C&rsquo;est dans un petit cabinet assez discret &#8211; on peut facilement le manquer &#8211; qu&rsquo;on d\u00e9couvre le remarquable\u00a0<i>Paysage au cr\u00e9puscule<\/i>\u00a0d&rsquo;Ozias Leduc, un des pr\u00e9f\u00e9r\u00e9s de Pierre Lassonde.<\/p>\n<p><strong>Caract\u00e9ristiques inattendues<\/strong><\/p>\n<p>La mise en relation d&rsquo;oeuvres qui n&rsquo;ont entre elles aucun lien historique fait par ailleurs ressortir des caract\u00e9ristiques communes inattendues ou rarement soulign\u00e9es. Comme l&rsquo;explique la conservatrice et commissaire de l&rsquo;exposition, Anne-Marie Bouchard, \u00abla juxtaposition de\u00a0<i>La clairi\u00e8re<\/i>\u00a0de Clarence Gagnon et de\u00a0<i>Sous-bois II<\/i>\u00a0de Jean-Paul Riopelle permet de rapprocher deux \u00ab\u00a0traditions\u00a0\u00bb picturales, deux peintres qui ont pass\u00e9 l&rsquo;essentiel de leur vie \u00e0 Paris, et qui, tout en vivant au coeur de l&rsquo;attraction urbaine, demeuraient compl\u00e8tement obnubil\u00e9s par la nature qu\u00e9b\u00e9coise.\u00bb<\/p>\n<p>Un autre agencement d&rsquo;artistes qui n&rsquo;ont \u00e0 premi\u00e8re vue rien en commun mais qui donne lieu \u00e0 une rencontre visuelle tr\u00e8s int\u00e9ressante est celui de\u00a0<i>Peinture<\/i>\u00a0de Jean McEwen, un des grands exp\u00e9rimentateurs de la mati\u00e8re picturale dans les ann\u00e9es 50 et 60, et du\u00a0<i>Contentement ou Le vieux rentier<\/i>\u00a0de Suzor-C\u00f4t\u00e9, un autre exp\u00e9rimentateur \u00e9tonnant. \u00abSuzor-C\u00f4t\u00e9 travaille son tableau en \u00e0-plat, un peu comme le fait Jean McEwen, note Mme\u00a0Bouchard. Le travail sur les v\u00e9g\u00e9taux ressort de la m\u00eame fa\u00e7on, avec les m\u00eames teintes, les m\u00eames couches de peinture superpos\u00e9es. Ce duo-l\u00e0 permet de faire une nouvelle r\u00e9flexion sur la mani\u00e8re de voir l&rsquo;histoire de l&rsquo;art et de tendre des liens entre les artistes.\u00bb<\/p>\n<p>La juxtaposition des\u00a0<i>Appalaches \u00e0 Arthabaska<\/i>\u00a0et de\u00a0<i>Sc\u00e8ne de neige<\/i>, deux toiles de Suzor-C\u00f4t\u00e9 repr\u00e9sentant le m\u00eame paysage, mais peintes selon deux techniques compl\u00e8tement diff\u00e9rentes et \u00e0 deux ans d&rsquo;intervalle, est elle aussi tr\u00e8s r\u00e9v\u00e9latrice. On comprend tout \u00e0 coup que le but premier de l&rsquo;artiste n&rsquo;est pas de repr\u00e9senter un paysage, mais d&rsquo;inviter le spectateur \u00e0 vivre une exp\u00e9rience visuelle unique.<\/p>\n<p><strong>Point culminant<\/strong><\/p>\n<p>Le point culminant de l&rsquo;exposition se trouve assur\u00e9ment au salon am\u00e9nag\u00e9 au centre de la deuxi\u00e8me salle autour du th\u00e8me de l&rsquo;hiver. L\u00e0 sont accroch\u00e9s \u00ab\u00e0 l&rsquo;europ\u00e9enne\u00bb les paysages enneig\u00e9s des Clarence Gagnon, Albert Henry Robinson, Robert Pilot, Cornelius Krieghoff, Peter Clapham Sheppard, James Wilson Morrice et autre Kathleen Moir Morris.<\/p>\n<p>Ici encore, on d\u00e9couvre une parent\u00e9 picturale, celle qui unit le grand\u00a0<i>Jardin de givre<\/i>\u00a0de Jean McEwen au plus petit\u00a0<i>Montr\u00e9al en hiver<\/i>\u00a0de Helen McNicoll, et qui permet aux deux tableaux de cohabiter harmonieusement sur un autre des murs du salon.<\/p>\n<\/div>\n<h4 class=\"intertitre\">Une d\u00e9marche coh\u00e9rente<\/h4>\n<div class=\"entry chapitre chapitreTexte\">\n<p>Collectionner, pour Pierre Lassonde, est la passion d&rsquo;une vie. Au-del\u00e0 de l&rsquo;\u00e9motion, on trouve toutefois dans sa d\u00e9marche une coh\u00e9sion certaine. \u00abApr\u00e8s une dizaine d&rsquo;ann\u00e9es, je me suis dit que si j&rsquo;accumulais une collection, il fallait qu&rsquo;il y ait un sens, une direction. Il fallait que cette collection soit significative\u00bb, fait valoir l&rsquo;homme d&rsquo;affaires originaire de Saint-Hyacinthe.<\/p>\n<p>Sa collection s&rsquo;est b\u00e2tie autour de deux mouvements tournants de l&rsquo;histoire de la peinture, les impressionnistes et l&rsquo;apr\u00e8s-guerre. Si Pierre Lassonde a jet\u00e9 son d\u00e9volu sur des artistes qu\u00e9b\u00e9cois (95% des oeuvres de sa collection sont du Qu\u00e9bec), c&rsquo;est strictement une affaire de go\u00fbt, assure-t-il.<\/p>\n<p>Les r\u00e8gles \u00e0 suivre pour un collectionneur sont relativement simples. Chaque tableau doit \u00eatre acquis par amour et chacun doit occuper une place importante dans l&rsquo;histoire de l&rsquo;art. Suivant ces deux principes, Pierre Lassonde a fini par poss\u00e9der l&rsquo;une des plus importantes collections priv\u00e9es consacr\u00e9es \u00e0 l&rsquo;art moderne qu\u00e9b\u00e9cois. Celle-ci compte \u00e0 ce jour plus de 400 oeuvres accumul\u00e9es sur une p\u00e9riode d&rsquo;environ 40 ans. Toutes ces ann\u00e9es, rappelle-t-il, il a pu compter sur \u00abl&rsquo;aide pr\u00e9cieuse de Jean-Pierre Valentin, un galeriste hors pair.\u00a0 C&rsquo;est une complicit\u00e9 qui doit durer toute une vie.\u00bb<strong>\u00a0\u00a0<\/strong><\/p>\n<p><em>L&rsquo;exposition\u00a0<\/em>Passion priv\u00e9e<em>\u00a0est pr\u00e9sent\u00e9e au MNBAQ jusqu&rsquo;au 23\u00a0mai.<\/em><\/p>\n<\/div>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>RICHARD BOISVERT Le Soleil (Qu\u00e9bec).\u00a0Passion priv\u00e9e\u00a0r\u00e9unit 96 oeuvres acquises par l&rsquo;homme d&rsquo;affaires et m\u00e9c\u00e8ne Pierre Lassonde depuis une quarantaine d&rsquo;ann\u00e9es. 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